INEXTINGUIBLE RABELAIS EN SORBONNE

 

 Le colloque qui suit a regroupé une cinquantaine de spécialistes ou de passionnés de Rabelais en Sorbonne du 12 au 15 Novembre 2014.

 

sorbonne 007je me suis senti presque à l'aise sous le portrait grandiose de Monsieur de Luçon (Richelieu) entouré des initiales RF (Rabelais François) sur les faisceaux de licteurs.

 

LuconRF

 

J'ai eu l'honneur de représenter mes Amis de Rabelais et de La Devinière, le professeur Pollizi y a parlé du temple de la Dive, François Bon qui a passé son enfance à St Michel en l'Herm a presque cloturé le colloque, tout celà en présence de spécialistes étrangers d'Oxford, d'Harvard, du Japon, d'Amérique (USA Canada), ou d'ailleurs. Un immense merci à madame Huchon qui a permis ces rencontres et aux jeunes maitres de conférences organisateurs de ce colloque international. Rajoutons la visite du musée d'Ecouen, toujours aussi magnifique. Des échanges fructueux entre nous ouvrent d'autres voies de recherches. J'avoue avoir versé des larmes d'émotion à la cloture après la prestation de François BON et la standing-ovation destinée à  Me Mireille HUCHON. 

 

 

intervention au colloque Sorbonne, « Rabelais inextinguible », le 15 novembre 2014 par François BON (il faut l'écouter, c'est un personnage qui communique ses émotions, car il parait totalement sincère.)

 

 

 

progColloque

 

                     

 

colloqueJour1&2

 

colloqueJour3&4

Lire Rabelais en couleurs

(16minutes de concentration en Sorbonne en Novembre 2014)

Cherchant à établir la liste des familles nobles que Rabelais a fréquentées, afin de mieux comprendre le chapitre IX « Les couleurs et livrée de Gargantua », une lecture héraldique et humoristique insoupçonnée m’a paru donner du sens au texte[1].

Les couleurs blanc et bleu de Gargantua sont celles du roi de France mais aussi celles du protecteur de Rabelais Geoffroy d’Estissac. L’évêque est également abbé de Maillezais, un puissant monastère possessionné en Bas-Poitou Aunis et Saintonge.

PortraitFrancois1er      estissacArmoiries   

vous avez reconnu le roi François 1er et les armoiries des d'Estissac

Gaucher de Sainte Marthe, le modèle de Picrochole, est seigneur de Lerné. Par ailleurs médecin de l’abbesse de Fontevrault, du connétable de Bourbon et du Roi, il a épousé Marie Marquet dont les armoiries de la famille se blasonnent « d’azur au sautoir d’or accompagné de quatre besants de même ». L’initiateur des guerres picrocholines, qui porte aussi le nom de Marquet, est qualifié au chapitre XXV de « grand bâtonnier de l’ordre des fouaciers »[2]. Le sautoir ou croix de St André peut se décomposer en deux bâtons et les besants[3] ressemblent aux fouaces : voici donc un blasonnement d’armoiries parlantes qui a dû mettre en joie son auteur.

marquet

 

Gaucher de Sainte Marthe et son épouse achètent en janvier 1522 la seigneurie d’Esnandes en Aunis, au nord de la Rochelle, face à l’île de la Dive. Cette châtellenie avait de l’importance pour Gaucher. Bien qu’il en ait été propriétaire seulement huit ans, de 1522 à 1530, il fait mentionner sur la tombe de son père Louis, décédé en 1535 : « son fils Gaucher de Sainte Marthe fut après lui seigneur du Chapeau, de Villedan, de la Rivière et des Nandes en Aunis ».

« seigneur de la Rivière » se traduit en hébreu par Alpharbal[4]. C’est le nom du roy de Canarre « celui qui envahyt furieusement le pays de Onys[5] » au chapitre L de Gargantua. Le mot canarre ou canaries tire son origine d’un texte de  Pline qui signale que ces îles sont peuplées de grands chiens. Roi[6] des chiens n’est pas un compliment pour le seigneur de la Rivière.

Sainte Marthe va refuser de rendre foi et hommage à son suzerain de Taillebourg, François de La Trémoïlle. Cette attitude déclenche la mise en œuvre d’une saisie féodale[7]. A l’issue de cette procédure La Trémoïlle est en droit de récupérer la propriété vendue, Sainte Marthe va donc céder rapidement. Cette félonie fait de lui, le modèle idéal pour construire le personnage de Picrochole.

carteOloneGironde

 

Une nouvelle confrontation, dans ce même lieu, va opposer Rabelais et Sainte Marthe qui refuse de payer la taxe annuelle de 20 livres[8] due au chapitre de Maillezais pour l’usage du port d’Esnandes. Le procès va durer 10 ans et ne sera résolu qu’en juillet 1532 par un accord amiable[9]. En sa qualité de secrétaire, notre « expert en toute clergie » comme le qualifie Jean Bouchet[10], a probablement suivi ce dossier. Les colères légendaires de Gaucher ont dû s’abattre sur Rabelais en personne.

René de Brosse, précédent châtelain d’Esnandes, n’ayant pas demandé l’autorisation de vendre, est aussi en faute. Père du futur duc d’Etampes, il va suivre son ami le Connétable de Bourbon et mourir à Pavie dans les rangs espagnols. Voilà que la grande histoire rencontre le roman.

Il est possible de découvrir d’autres allusions liées à ces familles en particulier au chapitre XVI[11] de Gargantua qui commence par :

« Fayoles quart roi de Numidie envoya du pays de Africque à Grangousier une jument la plus énorme..et fut ammenée par mer..jusque au port de Olonne en Talmondois »

Pourquoi la grande jument arrive t-elle au port d’Olone ? Les rochers à éviter en entrant dans le port[12] portent le nom de « Grande Jument[13] » comme de nombreux bancs de sable ou dangers de la côte atlantique. Rabelais connait bien le port des Sables d’Olonne qu’il cite à plusieurs reprises, et Maillezais possède un prieuré tout proche situé à Bourgenay. Dans le manuscrit du Cinquième livre, lorsque la compagnie quitte l’oracle de l’île de la Dive, on découvre que le terme réel de la navigation est le port d’Olonne[14] :

« yrez à droicte routte sans terre prendre si voullez jusques au port de Olonne en Talmondois[15]».

Mais le choix du nom de Fayoles n’est pas anodin. François de Fayoles[16] est un cousin des Estissac. Il prend part à une croisade[17] contre les turcs installés aux environs de Tunis. C’est le seul Fayoles qui soit allé en Afrique. A son retour en avril 1518, il reçoit du pape Léon X des bulles d’indulgence qui lui donnent la possibilité de posséder une chapelle domestique dans sa propriété proche de Saussignac en Périgord. Il est qualifié de lieutenant de Monseigneur de Saint Pol par Jean Bouchet[18]. Dés la première édition de Pantagruel, les croisades et les indulgences sont évoquées aux chapitres IX[19] et XXX[20]. L’arrivée de cette jument est donc inscrite dans l’actualité du moment.

pisseleuFayolle

 

Les Joubert de Fayoles se prétendent[21] descendants des de Pisseleu. Les deux familles portent sur leurs armoiries « trois lions de gueules ». Qu’ils descendent ou non du même ancêtre importe peu, l’essentiel se trouve dans la relation faite avec Anne de Pisseleu, la maîtresse du roi.

Le Motteux, l’abbé de Marsy, Le Duchat, Bernier l’avaient assimilée à la grande jument mais ces commentaires me paraissaient inappropriés faute de preuve.

Dans les « Grandes Chroniques » et dans le « Vray Gargantua » on peut lire :

« Quant la grande jument fut dedans les forestz de Champaigne les mouches se prindrent à la picquer au cul..à présent ny a nul boys ».

Rabelais semble copier ces romans « arthuriens » , mais les mouches y sont qualifiées de  bovines c'est-à-dire de taons. Ceux ci excitent les bœufs et les juments par leurs piqures. Notons toutefois que ces insectes sont aussi appelés oestres. Ce terme est utilisé au chapitre XLIV de Gargantua où taons est traduit par oestres[22] junonicques[23].  L’origine du terme oestrus est connue de notre auteur car il en joue au chapitre XXVII du Tiers Livre dans la phrase « Aristoteles a déclaré l’estre des femmes estre de soy insasiable ». Or oestrus vient du grec oïstros qui signifie taon. Le sens a ensuite évolué pour désigner la fureur engendrée par la piqûre et l’agitation d’un troupeau de génisses en période de chaleurs. Soyons réalistes, le sens figuré d’enthousiasme poétique ne peut guère s’appliquer aux chevaux.

Après cette piqure au cul, la jument devient donc très excitée.

Mais que dire des frelons rajoutés par Rabelais ? Ils sont évoqués dès le chapitre XII[24] de Pantagruel dans sa première version de 1532 : «  ce fut pauvre guerre que celle des frelons ». De même les « importunitez freslonnicques[25] » dans le chapitre XXI du Tiers Livre.

On ne retient habituellement du voyage de la grande jument que « je trouve Beau Ce » . Le jeu de mots m’a semblé insuffisant, comparé à l’effervescence narratrice de Maître Rabelais.

En héraldique, les mouchetures s’appliquent aux queues d’hermines clouées sur l’écu de Bretagne. La fille de Louis XII et d’Anne de
Bretagne, Claude, hérite du domaine d’Etampes, ville importante de Beauce, avant d’épouser François d’Angoulême. Les armoiries de la reine sont écartelées de grosses fleurs de lys dorées et de mouchetures de Bretagne.

J’y vois des frelons et des mouches.

ClaudeBrosse

Analysons le texte de plus près. Dans le titre, la jument

« deffit les mousches bovines de la Beauce », mais ensuite « n’y eut ne boys ne frelons. Mais fut tout le pays réduit en campaigne. »

Notez que les frelons disparaissent mais que la narration  ne donne aucune nouvelle des mouches pourtant citées dans le titre[26] hérité des Grandes Chroniques. Le sens du texte va évoluer et l’auteur passe des armoiries de la reine Claude[27] à celles de Jean IV de Brosse-Penthièvre car en héraldique, les brosses sont des gerbes de blé. Nous associons tous campagne de Beauce et champs de céréales. Serait-ce une indication supplémentaire lorsque Rabelais décrit les touffes de poils, de la queue de la jument ?

 «  ni plus ni moins ennicrochez que sont les espicz au bled ».

On situe la parution de Gargantua en 1534 ou 1535 et Jean IV de Brosse et de Bretagne est nommé comte
d’Etampes par lettres patentes de François 1er à Chantilly le 23 juin 1534. Epoux d’Anne de Pisseleu, il est aussi, grand cocu du Roi notre sire.

Cette lecture héraldique est une façon adroite pour Rabelais de suggérer que la famille de Brosse s’est approprié le bien de la couronne.

 

PiesGeais

Une autre partie de l’œuvre mérite examen dans la mesure où ce texte fait un passage furtif au prologue du Quart Livre en 1548 et disparaît dans la version de 1552 : le combat des pies contre les geais[28]. Cette ancienne légende de bataille d’oiseaux serait annonciatrice de la victoire de 1488 à Saint Aubin du Cormier, qui a permis d’unir la Bretagne à la France. Le capitaine vainqueur est Louis II de la Trémoille. Les armoiries de la Trémoille se blasonnent « d’or au chevron de gueules, accompagné de trois aiglettes d’azur, becquées et membrées de gueules ». Le bleu évoque les couleurs de France ainsi que le signale Rabelais, mais avouez que le petit oiseau bleu fait beaucoup plus penser à un geai qu’à un aigle.

Les queues d’hermines rappellent les mouches, elles figurent aussi les pies en vol. La pie de Behuard nous ramène à Puyherbault et à l’abbaye de Fontevrault dont le médecin est Gaucher de Sainte Marthe. Mais on peut aller plus loin, car les pies de Bretagne sont aussi rappelées sur les armoiries de Brosse qui portent l’épi mais, cette fois, de blé.

Rabelais aborde à nouveau le combat de Saint Aubin dans le chapitre L :    « Souvenir assez vous peut de la mansuétude dont ils usèrent envers les Bretons à la journée de Sainct Aubin du Cormier ».

L’affirmation de la mansuétude surprend, lorsqu’on examine comment s’est passée la bataille. Les troupes franco italo suisses vont prendre le dessus sur les anglais, les gascons, les allemands et les espagnols venus prêter main forte aux Bretons. Une boucherie[29] mémorable va suivre car le mot d’ordre est de ne pas faire de prisonniers. Seuls les princes révoltés dont le futur roi Louis XII, capturés par La Trémoille, vont bénéficier d’un traitement de faveur. Charles VIII va d’ailleurs reprocher au capitaine vainqueur  cette bienveillance[30]. La « mansuétude envers les bretons » devient un hommage à Louis II de la Trémoille, le « chevalier sans reproche » décrit par Jean Bouchet.

J’ai décelé dans le cinquième livre deux allusions héraldiques dans les Apedeftes de L’ile sonnante[31]. Pour moi, sous l’apparence de la chambre des comptes, ce texte dépeint l’abbaye bénédictine de Saint Michel en l’Herm située dans la baie de l’Aiguillon comme Esnandes et la Dive. L’ex-libris de l’édition de 1539 de l’Aristophane[32] latin de Divus est peut-être une clé: « ce livre appartient à François Rabelais et à ses amis ». Je suggère que ce chapitre a pu être rédigé par un ami assez proche de Rabelais pour connaître parfaitement sa technique d’écriture. La première phrase qui m’interpelle est la suivante :

« Un autre petit bourreau à l’entour duquel estoient quatre ou cinq de ces ignorants crasseux : cholères comme asnes à qui l’on a attaché une fusée aux fesses…on les appeloit courracteurs ».

Nous sommes à l’époque où Cluny n’arrive pas à appliquer la réforme de la comptabilité de ses abbayes et envoie des commissaires aux comptes, les courracteurs. Les armoiries de Sainte Marthe sont blasonnées « d’argent à trois fusées et deux demies, accolées en fasce, de sable, au chef de même ». Or  les fusées en fasce rappellent furieusement la fusée aux fesses, et l’âne en colère le bilieux Picrochole.

blasonMarthe

Seconde évocation : « En une basse salle ou nous veismes un grand dogue à deux testes de chien, ventre de loup, griffé comme un diable de lamballe ».

Mes recherches sur Lamballe, capitale du Penthièvre, ne m’ont pas permis de retrouver des diables griffus. Les griffes restent un symbole d’avarice. Ce défaut peut s’appliquer aux actions du duc d’Etampes, né à Lamballe. Celui ci va reprendre le Penthièvre à l’amiral Philippe de Chabot qui bénéficiait des revenus du comté. Rappelons que l’amiral Chabot est l’oncle de Louis d’Estissac, l’élève supposé de Rabelais. Je ne peux pas affirmer que l’auteur de ce chapitre ait assimilé la duchesse d’Etampes au « ventre de loup » dont le nom de Pisseleu serait issu en picard de « pis qu’un leu » c'est-à-dire « pire qu’un loup »[33]. En effet la duchesse a protégé les humanistes. Elle a par ailleurs aidé Philippe de Chabot lors de sa disgrâce, alors que le duc, son mari, récupérait le château d’Apremont en Vendée.

A plusieurs reprises, les allusions héraldiques sont apparues au sujet des familles de Sainte Marthe et de Brosse Penthièvre.

« Ce ne sont que sarcasmes, mocqueries, paronomasies, épanalepses et redictes contradictoires »

nous dit la chanson de Ricochet[34]. Vous venez de découvrir sarcasmes et moqueries passant par l’héraldique. Pour les paronomases, le voyage de Bordeaux vers l’île de la Dive nous en donne un grand nombre[35]. Elles ont la plupart du temps pour origine des noms de lieux. Je ne vais pas vous entraîner en croisière dans le « Colloque des Iles océanes », car il est temps de conclure : les livres de Rabelais ne sont pas des romans historiques, ni chronologiques. Se plonger dans les détails de l’histoire et de la géographie locale permet cependant d’envisager de nouvelles voies d’études. N’occultons pas les plus anciens commentaires car ils sont au plus près de l’actualité de l’époque. Si l’héraldique est aujourd’hui une science du passé, n’oublions pas qu’au XVIe siècle « en ont enchevestré leurs muletz, vestu leurs pages, escartelé leurs chausses,  brodé leurs guandz, frangé leurs lictz, painct leurs enseignes, composé chansons »[36].

 



[1] « Rencontres Rabelaisiennes » organisées à Seuilly par les Amis de Rabelais et de La Devinière en mai 2014.

[2] Chapitre XXV de Gargantua.

[3] Monnaie d’or de l’empire byzantin.

[4] Œuvres de Rabelais, Esmangart C, Johanneau E, Volume 3, Dalibon, Paris,1823, p 312-314, note 79.

[5]. RABELAIS, Œuvres complètes, HUCHON Mireille, Pléiade, Gallimard, 1994, Gargantua chapitre L page 133. Les conseillers de Picrochole évoquent à nouveau l’Aunis au chap 33 p 92 «  l’autre partie cependant tirera vers onys »

[6] Le premier roi des Canaries est Jean de Bethencourt parti de la Rochelle en 1402.

[7] BONNIN Jean-Claude. Les seigneurs d’Esnandes » 1974. Répertoire des titres du Comté de Taillebourg ", publié par Gaston Tortat dans les Archives Historiques de la Saintonge et de l'Aunis, tome XXIX, 1900, pages 357-368.

[8] RODON, Cédric. Le temporel de l’abbaye de Maillezais des origines à 1317, pages 16 et 146 « en 993-1004 Guillaume le Grand cède les « vendas et census in loco qui dicitur Esnenda et Lonzania in mari alninse »

[9] Le procès des bateliers de Loire ne se termine qu’en 1537 après l’impression du Gargantua.

[10] BOUCHET Jean, Epitres morales et familières du traverseur, Poitiers, chez Jacques Bouchet, 1545, réimprimé par Marty Laveaux, tIII, f.299 avec la réponse de Jean Bouchet, p 303.

[11] Comment Gargantua fut envoyé à Paris, et l’énorme jument qui le porta, et comment elle deffit les mousches bovines de la Beauce.

[12] Entrée actuelle du port des Sables d’Olonne au pied du prieuré St Nicolas de la Chaume.

[13] HENRY M Bernard, Les Amis de Rabelais et de La Devinière, Bulletin 1969, tome II, 8, page 244.

[14] POLIZZI Gilles, Rabelais, Thenaud, l’ile de la Dive et le Quint Livre, Actes du colloque de Poitiers 2001, Les grands jours de Rabelais en Poitou, p.38, dir. ML DEMONET, DROZ Genève, 2006.

[15] HUCHON Mireille. Œuvres complètes, Pléiade, Gallimard, 1994, Gargantua, page 912.                            

[16] BOISSERIE DE MASMONTET, Histoire d’une baronnie périgourdine : Saussignac, Archives départementales de Bordeaux 9J 125. Jean de Fayolle, père de François, son second fils, échange ses propriétés de Civray en Poitou contre celle de Rappevacque proche de Saussignac en Périgord. Ce domaine appartenait à son beau-frère Jean d’Estissac. Il appelle alors cette propriété Fayolles en souvenir de son fief poitevin.

[17] Cette expédition maritime reste un échec suite aux disputes entre français et espagnols.

[18] BOUCHET Jean, Epitres morales et familières du traverseur, Poitiers, chez Jacques Bouchet, 1545, 117e épitre.

[19] « mon vray et propre nom de baptême est Panurge, et à présent viens de Turquie, où je fus mené prisonnier lors qu’on alla à Metelin en la male heure. »

[20] Maitre Jehan le Maire qui contrefaisoit le pape « Gaignez lez pardons , coquins, guaignez, ils sont à bon marché ».

[21] CHAIX, Dictionnaire des familles françaises, tome XVII, Evreux, 1921, au nom Fayolles.

[22] La première occurrence de ce mot apparaît dans les Géorgiques de Virgile translatées de latin en françois et moralisées par Guillaume MICHEL de Tours en 1519.

[23] Junon jalouse et irritée envoie un taon persécuter la princesse Io transformée en belle génisse par Jupiter.

[24] MICHEL Pierre, Pantagruel, publié chez Gallimard Folio Classique mars 2006, commentaire 42 page 182.

[25]RABELAIS, Œuvres complètes, HUCHON Mireille, Pléiade, Gallimard, 1994, Tiers Livre, chapitre XXI, page 417

[26] Comment Gargantua fut envoyé à Paris, et l’énorme jument qui le porta, et comment elle deffit les mousches bovines de la Beauce.

[27] Décédée en 1524.

[28] PERON Goulven, Merlin et la bataille prophétique de la croix Marhalla, kaier ar poher N°42, octobre 2013.

[29] 8000 morts Bretons et 1500 dans l’armée commandée par La Trémoille.

[30] Correspondance de Charles VIII avec Louis II de la Trémoille pendant la guerre de Bretagne.

[31]RABELAIS, Œuvres complètes, HUCHON Mireille, Pléiade, Gallimard, 1994, L’Isle sonante chapitre XVI, page 872.

[32] ROSENSTEIN Roy « Aristophane le quintessential et Rabelais qui le fait renaistre» Le Cinquiesme Livre, études rabelaisiennes tome XL, page 341, Actes du colloque international de Rome, DROZ Genève 2001.

[33] Monographie de Pisseleu aux bois, http://pisseleu-aux-bois.e-monsite.com/pages/un-village-a-decouvrir/histoire.html.

[34] RABELAIS, Œuvres complètes, HUCHON Mireille, Pléiade, Gallimard, 1994, Tiers Livre, chapitre X, pages 1386, 377 et 379.

[35] GUERIN JM « Les paronomases d’alcofrybas »  in Bulletin 2014 des « Amis de Rabelais et de La Devinière ».

[36] RABELAIS, Œuvres complètes, HUCHON Mireille, Pléiade, Gallimard, 1994, Gargantua chapitre IX.